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Lancé en 1933 aux chantiers navals Augustin Normand du Havre, sous le nom de Finistère, le baliseur André Blondel a pris sa retraite en 2002, après avoir effectué 69 ans d’activité au service de l’État. Du Havre au Verdon en passant par Brest, Cowes et Dunkerque, il a assuré la maintenance, le dépannage, la remise en place des établissements de signalisation maritimes flottants. Il a également effectué de nombreuses missions hors balisage. On rédige beaucoup à la passerelle d’un navire : brouillons, journaux de bord, journaux machines, registres de bouées, rapports, comptes rendus de mission… Comme dans un carnet de santé, c’est à travers ces écrits, retrouvés dans les Archives du Service des Phares et Balises que j’ai souhaité restituer l’histoire de ce baliseur, de sa construction à sa démolition. La parole des anciens retranscrite sur cet ouvrage m’a été d’une grande aide et je tiens à les remercier personnellement. (F. Jouison) L’auteur : François Jouison, officier de la Marine marchande à la retraite, passionné d’histoire maritime et viticole s’efforce depuis de nombreuses années de mettre en valeur le patrimoine de l’estuaire de la Gironde à travers la mémoire de sa famille. Il a déjà publié deux ouvrages : Une famille de l’estuaire et L’art de la vigne et du vin.
fédération nationale du mérite maritime               et de la médaille d’honneur des marins
En 1880, Henri Bordes est, à 38 ans, directeur depuis dix ans de la maison de Bordeaux de son oncle, Antoine-Dominique Bordes, legrand armateur de voiliers. Henri est dans l’affaire depuis vingt ans. Il y a gravi tous les échelons de la hiérarchie, ouvert une représentation à Paris avant de prendre la responsabilité de Bordeaux, siège de la Société depuis l’origine. Il y a surtout gagné la confiance de son oncle qui est très pointilleux sur le choix de ses collaborateurs. A cette date, ses cousins, les enfants d’Antoine Dominique Bordes, arrivent à un âge auquel ils deviennent aptes à accéder à des responsabilités dans la Société. Henri s’en retire et avec le soutien de la Chambre de Commerce de Bordeaux, entreprend de lancer, avec quatre paquebots, une compagnie de transports de passagers et d’émigrés sur la ligne Bordeaux-New-York. Ce sera la Compagnie Bordelaise de Navigation à vapeur. Grâce à des fonds recueillis par souscription sur la place de Bordeaux, il achète ou fait construire quatre beaux navires qui entrent en service à partir de 1882. Mais la conjoncture internationale se se déprime fortement. La concurrence est redoutable, les ennuis techniques s’accumulent. L’un des navires sombre en Manche . En 1895, la jeune société doit déposer son bilan. Henri Bordes ne perd pas son enthousiasme et reprend l’affaire à son nom avec deux navires. Il vend l’un et exploite l’autre avec profit jusqu’en 1902. La postérité ne retiendra pas cette aventure d’un armateur tenace. C’est une autre facette d’Henri Bordes qui, aujourd’hui encore, assure sa célébrité. Il aura été un des plus grands bibliophiles de son temps. Sa bibliothèque fut exceptionnelle autant par la quantité des ouvrages qu’il gardait que par la rareté et la qualité de tous les exemplaires. C’est à ce titre que l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Bordeaux l’admit en son sein. Enfin, cet homme exceptionnel fut un mari et un père de famille exemplaire, entretenant la lignée des Bordes dans une cohésion encore très vivante aujourd’hui. Robert Chevet, capitaine au long cours, est également l’auteur de : - Le port de Bordeaux au XXème siècle, L’Horizon chimèrique, Bordeaux 1995. - Marins de Bordeaux, Confluences, Bordeaux, 2002 - Jean-Luc Laporte. 1796-1860, Itarkeo,Bordeaux,2008
Certaines compagnies maritimes n'hésitèrent pas à baptiser leurs navires du nom de grands crus bordelais. Deux navires prirent le nom de « Château Margaux », quatre celui de « Château-Yquem, six « Château Lafite », un « Château Léoville » , deux « Châteaux Palmer », deux « Pontet-Canet », un « Château Pavie », un « Château Pétrus », un « Château Larose », deux « Château Latour ». Les armateurs mirent d'autres bateaux en service aux noms évocateurs de « Barsac », « Saint- Émilion », « Listrac », « Pauillac », « Saint-Estèphe », « Pessac », « Léognan »... Ce livre passionnant, illustré de 280 photos, raconte cette histoire extraordinaire et assez peu connue. Si vous vous intéressez au monde maritime, alors n'hésitez-pas à vous procurer l'ouvrage «Des bateaux aux couleurs de la Gironde» aux éditions Decoopman (boutique en ligne : www.decoopman.com ).
Alain Clouet - Le yacht impérial «Jérôme Napoléon». Le destin étonnant  de ce yacht du Prince Napoléon, transformé après la guerre de 1870 en corvette sous le nom de «Desaix».
Numéro 289 - mars 208  (Les Amis du Musée de la Marine) en vente sur « https://boutique.aamm.fr/neptunia»